- Le moulin de Charlesbourg est loin d'être le seul moulin appartenant aux Jésuites. Le groupe religieux possède alors plusieurs seigneuries, si bien que tous les moulins situés sur son territoire portent, par défaut, le nom de « moulin des Jésuites ». L'un d'entre eux, non loin de celui de Charlesbourg, nous intéresse particulièrement : on le connaît aujourd'hui sous le nom de Moulin de Beauport!
- Durant une grande partie de son existence, le Moulin des Jésuites sert à produire de la farine, une denrée essentielle à l'alimentation. Pourtant, la production alimentaire n'a pas toujours été sa fonction principale! Vers la fin de sa vie en tant que propriété privée, le moulin devient plutôt une forge, un lieu où l'on fabrique toutes sortes d'objets en métal.
- Lors d'une visite au Moulin des Jésuites, il nous est souvent demandé, à nous les guides-animateurs, où est passé le cours d'eau qui alimentait le moulin.
- Au 18e siècle, trois bâtiments dominent le paysage de nos campagnes : l’église, le manoir seigneurial et, bien sûr, le moulin. Indispensable à la survie, le moulin est le véritable pilier économique et social de la seigneurie.
- Lorsqu’on se promène aujourd’hui dans le calme du Trait-Carré, on oublie souvent qu’en 1665, s’établir ici représente un véritable pari risqué. Pour les Jésuites, seigneurs de la région, un dilemme de taille se pose : comment convaincre des familles de quitter les rives sécurisantes du fleuve pour s'enfoncer dans les terres?
- Vu du ciel, le Trait-Carré de Charlesbourg prend la forme d'une étoile. Implanté en 1665 par les Jésuites, ce plan unique au monde traverse les siècles et fait du quartier un véritable musée à ciel ouvert.





